lundi 1 mars 2010

Dans le tourment des pensées



Qui suis-je ? A la fois prisonnier de mes rêves, et évadé d’une réalité qui nous rattrape. J’aime passer le temps sur la terrasse d’un café, sur un banc, le cœur plein de soleil et la tête dans les nuages à rêvasser de perles d’or. Des idées d’ici, d’ailleurs, remplissent ce qui me sert de tête. Des souvenirs, des arrières gouts d’histoires, des impressions de déjà vu, des fantômes sans nom, des restes de sentiments, des reliques d’anachorètes sont mes bases. Ces gens, ces noms, ces visages qui parlent, je n’ai qu’à ouvrir le pavillon de mes oreilles pour accueillir leurs paroles. Les boire à m’en souler, à en tomber, et pour les vivre. Mille et une histoires, des contes, des drames, des vies. C’est si curieux.

J’ai du plomb en moi. Faute de l’avoir dans l’aile, je l’ai dans la tête. J’aime passer le temps à m’alourdir de ce métal, à laisser ce temps filer, à l’observer courir sans pause, et à le penser. Je crée mes propres pauses, je les vis, je les décris. Ces regards embrasés, ces sourires de lumières, ces gens errants sans but, ou poursuivant leur montre. C’est chaque jour une tempête de sable fouettent mes cinq sens telle la gifle d’une amante jalouse. C’est douloureux, mais bon à la fois. Alors, parfois, les rêves s’évanouissent avec la douce quiétude de la fumée du tabac d’un voisin amenant une cigarette à ses lèvres. Les questionnements, eux, s’enracinent aussi profondément qu’un homme agrippant de ses doigts ensanglantés les parois d’un précipice. La peur se vêt de son plus beau visage caché derrière un masque aigrefin de sa familière présence. La vie prend l’image d’une vidéo que l’on regarde en famille. Sur l’écran blanc défile alors le tableau d’un dimanche neigeux. Les flocons tombant dans le froid de l’atmosphère restent en suspend. Tout s’arrête. Prendre du recul sur ce que l’on vit devient une nécessité avec comme seule alliée la noire présence d’une pièce close et comme seul soutient la profondeur d’un fauteuil en cuir. L’unique lueur présente, se meut dans la chaleur du filament d’une l’ampoule de 25W.

Je me disperse et me perds dans mes pensées. Je remplie ma tête et trouve mes chemins dans les écrits d’autres, aussi perdus que moi. Je cherche la meilleure façon de vivre, et d’accéder à un certain bonheur. Il faut être alors très inventif. J’aime cette vie actuelle faite d’une symphonie de sensations permanente. Mais, je me dis aussi que savoir imaginer une nouvelle façon de vivre, c’est déjà pouvoir commencer à vivre ce changement. Alors je continue à chercher…

1 commentaire:

Âme Tourmentée a dit…

Cette quête, cette recherche, pour se sortir de nos tourments, j'y suis perpétuellement....

Qui sait, trouverons-nous peut-être un jour, la sortie...

-xxx-