vendredi 5 mars 2010
La pensée en continue, cercle vicieux ou cercle d’éternité ?
mardi 2 mars 2010
Pensée
"Le monde matériel est ce qu'il est, et sa réalité, pour autant qu'elle ne se mesure point aux étalons de la science, pour autant qu'elle est inhumaine, est antérieure à toute spéculation et demeure indépendante des transformations des pensées. Le passage du mouvement circulaire au mouvement elliptique n'affecta point la réalité des astres : mais une pensée qui s'en tient au cercle ne possède pas le même monde matériel que celle qui peut tenir compte de l'ellipse."
lundi 1 mars 2010
Dans le tourment des pensées
dimanche 28 février 2010
vendredi 26 février 2010
La vie vue par le job
dimanche 14 février 2010
mercredi 10 février 2010
L'amour, ou comment devenir un puzzle
"Tu manques à ma peau comme des touches d’ivoire manquent à un piano. Elle se souvient de toi. Chaque pli, chaque pore possède une mémoire de toi, un souvenir entier. La peau est presque, par définition, la première zone du corps que la femme conquiert par son touché. Le cœur étant déjà devenu esclave des regards et des mots de tendresses.
Du bout des doigts, de la douceur de la paume de la main, de la finesse des lèvres, de la légèreté de la langue, de la vigueur du corps tout entier tu as imprimé ta signature en moi. Et voilà ce que ma chair désire. Elle désire ce rituel millénaire et pourtant si hésitant de l’amour. Un rituel qui fait que tout le corps s’active. Tout s’accélère. Tu m’effleure de tes doigts, et ce sont des anges qui dansent sous ma peau. Tu m’embrasses, et ce sont les silhouettes des plus belles montagnes péruviennes qui s’apposent sur mes paupières fermées. Tu me caresses, tout simplement, et c’est une explosion de sensations qui née en moi me faisant frissonner.
Longtemps je t’ai cru sorcière m’envoutant par un enchantement dont seul toi connais le secret. Longtemps, j’ai cru t’entendre chuchoter du bout de tes divines lèvres, nombre de maléfices et d’envoutements. Mais je me trompais. Ce n’étaient qu’illusion et fantasme. Je pensais entendre ce sortilège, cette formule dite magique de l’amour. Ces trois mots que l’on ne dit jamais assez. Ces trois mots qui parlent d’eux même mais qui ne possèdent pourtant pas autant le poids que l’on voudrait leur donner. Envoûte-moi de ces paroles, je serai le serviteur de ce royaume dont tu es la souveraine.
Ton départ a été un déchirement quasi physique. Et je repense alors à ces moments intemporels que nos deux corps, chaque nouveau jour, apprenaient à partager. Je ressens encore la chaleur de ta main sur ma nuque, mes épaules. Je ressens tes doigts parcourir mon dos, mon ventre, mes jambes, puis en remontant, mon torse, mon coup, mes lèvres, mes yeux, mes joues. Lentement, avec tendresse, à l’aide d’un érotisme puissant dont seule toi possède le secret, tu prenais possession tant de mon âme que de mon corps.
Je reste ainsi immobile entre réalité et septième ciel prenant le temps de savourer les souvenirs délicieux et cutanés que tu as offert à tout mon être, mais en premier lieu à mon cœur et à sa mémoire.
Les yeux clos, des images de toi viennent s’encrer sur le noir inquiétant de mes paupières. Les vibrations que je percevais en toi et que tu me transmettais lorsque nos deux âmes dansaient en harmonie, je m’en souviens. La proximité qui s’installait entre nous deux durant cet « entrechat » de l’amour s’effectuant en concert assurait une sensation tactile décuplée. Nos deux corps, s’ayant apprivoisés, se connaissant enfin, nous vibrions en phase. Nos mouvements se faisaient coordonnés, lents, doux, précis, beaux, bons. C’était un déchainement de sensations qui nous parcourait, un ouragan de sentiments né de cette excitation créative.
Et, lorsqu’après l’amour, nus, nos deux corps fourbus de ces délicieuses courbatures se touchaient et se frôlaient de nouveau, c’était une nouvelle symphonie des sens qui commençait. Regarde-toi, tu en étais le chef d’orchestre…
Je suis devenu un puzzle éparpillé aux quatre coins de mes rêves cherchant indéfiniment la pièce manquante à l’accomplissement de mon être. Je suis devenu un fantôme face à un monde vide, infini. La seule puissance qui puisse me faire revivre, c’est cet amour que je guette. Du haut d’une falaise imaginaire, je me tient droit, fier, avec pour seul habit, la douceur humide du vent caressant ma peau dénudée. Dois-je sauter, ou tenter de voler ?
Tout me manque."
Lecture et imagination, la secrète liberté.
mardi 2 février 2010
Retour vers le passé
On cherche un papier dans un tiroir, ceux là même dont on ignore leur emplacement mais dont on sait vaguement où ils se situent. Dans le tiroir donc. Les mains parcourent cet antre sombre et sèche. Les yeux balaient de haut en bas, de gauche a droite avec une certaine nervosité. "Et si je ne retrouve pas ce papier ?". Eh bam ! Notre objectif pourtant si important il y a encore deux minutes s'évanouie comme par enchantement à la vue de LA photo. On la prend avec une once de nostalgie dans le coeur, la tête, dans la gorge qui se noue. La beauté de la scène nous submerge. Des souvenirs remontent comme autant de témoins d'un passé révolu. Flash back.
Nous voilà presque deux an en arrière. C'est l'été, il fait chaud. Les oiseaux chantent, le vent rafraichi de sa douce brise l'air de plomb qui s'abat sur nos épaules. L'herbe sèche sur laquelle on marche vient irriter nos pieds nus. L'eau tiède de la piscine nous appelle, mais ça sera pas pour aujourd'hui. Trop de choses à faire.
Mylène (nous l'appellerons ainsi) veut absolument faire une photo. Elle veut immortaliser ce bonheur éphémère qui nous englobe de sa cynique hypocrisie. Lorsque l'on fait face à ce dernier, on est tous piégés. On pense qu'il est sincère, ce bonheur, qu'il durera. Mais non. Il ne dure pas. Il s'éteint à chaque fois entrainant avec lui des coeurs et des esprits égarés. Nous portons des habits de saison, Pour elle, cela sera un haut violet assez bien travaillé et qui laisse apercevoir le sombre décolleté de ses seins bronzés. Ce sont les vacances après tout et la chaleur est bien présente. A notre droite, il y a un hamac blanc tendu et tenu par sa propre structure métallique. C'est pratique, on le dépose où l'on veut au gré de notre envie. Il en possède des souvenirs lui aussi. A notre gauche un arbre, visiblement vieux et dont j'ignore le nom. Dans ses branches une cabane à oiseau se dissimule derrière la fraicheur des feuilles. La gaité de la situation ne nous échappe pas. La mère de Mylène propose donc de prendre l'appareil photo pour immortaliser cet instant. Immortaliser... Elle agrippe l'objectif des ses mains, son index appuie sur le bouton déclencheur. Clic, Flash. Eh voilà ! C'est dans la boite (enfin dans la carte mémoire).
Ca y est. Un instant de vie se retrouve gravé à jamais sur du papier glacé. Le temps est figé, les visages, les expressions, les regards aussi. La feuille encore verte qui, à cet instant même mourrait en tombant lentement vers le sol, reste en suspension dans l'air. En lévitation. Pas encore totalement morte, mais plus vraiment vivante. Entre les deux. Cette photo, qui expose le bonheur de deux personnes, est comme cette feuille. Pas encore mort, mais plus vraiment vivant. Il n'est plus. Il subsiste les souvenirs qui permettent de continuer à faire vivre ce moment, d'où sa mort pas totalement signée. Mais dans la réalité, le coeur de s'emballe plus, les yeux ne scrutent plus le visage familier au réveil. Le bonheur n'est plus vraiment vivant.
Cette capture d'un moment à un instant "t" n'est ni plus ni moins qu'une étoile. Expliquons. Pure énergie d'hydrogène et d'hélium, elle éclaire tout ce qui est atour d'elle. Et éclaire même à des milliers d'années lumières à la ronde. Savez vous que la lumière voyage dans le vide de l'espace à 300 000 000 m/s ? Il faut parfois des milliers d'années pour que l'image d'une étoile parvienne à nos yeux. Elle peut mourir à 100 années lumière de nous, nous ne le serons que 100 ans plus tard. Son image nous parvenant autant d'années plus tard à la vitesse de la lumière. Est-ce clair ? (je l'espère). Voilà donc. Lorsque nous scrutons la voute céleste, nous faisons en réalité une forme de retour vers le passé. Lorsque que nous avons en main un image, une photo, nous faisons la même chose. Nous observons un passé révolu. Les émotions nous reviennent, les souvenirs refont surface. Notre cerveau repart des années en arrière... Tel un voyageur intemporel.
Il y a une chose qu'il faut garder à l'esprit, tout ce que nous voyons des étoiles et de leur lumière sont de simples et vieilles photos jaunies par le temps.
lundi 1 février 2010
Isolé
dimanche 31 janvier 2010
Le manque

mercredi 20 janvier 2010
Winter - Joshua Radin
Who I am by now
I walk
The record stands somehow
Thinking of winter
Your name is the splinter inside me
While I wait
And I remember the sound
Of your November downtown
And I remember the truth
A warm December with you
But I don't have to make this mistake
And I don't have to stay this way
If only I would wait
The walk has all been cleared by now
Your voice is all I hear somehow
Calling out Winter
Your voice is the splinter inside me
While I wait
I remember the sound
Of your November downtown
And I remember the truth
A warm December with you
But I don't have to make this mistake
And I don't have to stay this way
If only I would wait
I could have lost myself
In rough blue waters in your eyes
And I miss you still
I remember the sound
Of your November downtown
And I remember the truth
A warm December with you
But I don't have to make this mistake
And I don't have to stay this way
If only I would wait

La musique

Victor Hugo a dit, « la musique, c’est du bruit qui pense ». Que dire de plus ? Qui ne s’est jamais senti plus léger après avoir écouté un morceau de musique, ou qui ne s’est jamais senti galvanisé par une chanson ? La musique a cela de fort qu’elle est une pauissance invisible. Réel exutoire, elle porte par la vibration de ses notes tout le monde. Personne n’est insensible à un piano qui prend vie grâce aux doigts d’un homme, d’une femme. Simplement parce que c’est du « bruit » qui « pense », du « bruit » qui vit, qui a de l’émotion, qui met en exergue chaque partie infime de notre être et qui amplifie l’intensité de nos sentiments. Bons, ou mauvais. On ressent, et on ne peut mettre des mots sur ce que l’on sent à l’intérieur. C’est de la mélancolie, de l’espièglerie, de la joie, de la tristesse… La musique, elle, met de l’émotion sur ces choses là, celle que l’on ne peut expliciter mais qui sont pourtant là. C’est comme si, tout d’un coup, tout se mettait en place en nous, comme si, par un enchantement vibratoire, toute notre personne s’alignait avec chaque son. Comme si, notre corps et tout ce qui le compose (dont l’âme, pour ceux qui y croit) vibraient en phase. Tout est en ordre. Tout est enfin en ordre. Mais pour la durée que dure la mélodie.
La musique, outre ce bruit qui pense, c’est aussi une pensée profonde qui palpite, qui frémie, qui secoue, qui fait frissonner. La musique, c'est tout cela à la fois.
"Tu as tort, un fois de plus !"
Et puis, si l'on se pose en observateur de la scène tragi-comique qui se joue malgré nous (presque), on comprend vite que cette réaction excessive n'est qu'une manière de dire "j'aime pas quand ça se passe comme ça, j'ai pas envie de m'engueuler avec toi au fond".
Parce qu'au fond, oui, personne n'a raison et personne n'a tort. Sortir de ses carcans réducteurs fondés sur la fierté tout en élevant notre niveau d'empathie, voilà une des pistes à la résolution de maints problèmes.
mardi 19 janvier 2010
Ecrire pour écrire..?
Ah la belle affaire ! Écrire ! On dit qu’« il faut un style, une patte, une griffe, une signature ». Baliverne ! Ce n’est pas le style qui prime mais la vie que l’on trouve dans le minuscule morceau de texte produit, ou l’histoire de 200 pages. S’il faut obligatoirement un style pour écrire, alors ce n’est plus une histoire que l’on fait, mais un exercice de style. Si le style l’emporte sur la vie, à quoi bon écrire ? Alors oui, l’émotion, la vie que l’on traduit par les mots, l’agencement des lettres, la cadences des phrases, tout cela créé un style. Mais au fond, n’est-t-il pas plus plaisant de laisser courir la plume sur le papier ou les doigts sur clavier sans penser à tout cela ? N’est-il pas plus plaisant d’abaisser les barrières de l’esprit et d’ouvrir le robinet des mots, sans savoir comment on va commencer, ni comment on va terminer ?
Et puis, en y réfléchissant, beaucoup écrivent pour s’entendre parler. Dans un pur but narcissique, égocentrique, de prétention, d’égoïsme. Si ça peut les aider, certes. Dans tous les cas ce n’est visiblement pas suffisant pour écrire quelque chose d’intéressant. L’écriture est faite aussi et surtout pour honorer et louer ce qui fait que nous sommes tous ici : La vie. Consciemment, ou non. Pas seulement l’acte de vivre, mais le tout. Voilà une belle pensée idiote et idéaliste et qui en fera sourire certains. Peu importe.
Entre utopisme, contemplation, rêves d’ailleurs, et action, la limite est bien mince.
Pensée
J’accouche
Terme bien plus que curieux pour l’homme que je suis. Accoucher. Voilà un jolie mot qui nous rappelle la douleur, mais aussi la renaissance, la création. Là est la raison. Je créé, ici, dans ce monde immatériel qu’est celui de l’Internet, un univers qui se balade depuis déjà plusieurs années dans ma tête. Celui de Tantale. Mortel et fils de Zeus, il a déçu les dieux de l’Olympe et a été puni. Son supplice éternel, rester dans un fleuve d’eau douce jusqu’au cou dans le royaume des ténèbres. Ayant à sa porté eau et fruits à profusion il ne peut les saisir car à chaque effort, ces deux mets délicieux et vitaux se dérobent à lui. Eternellement tenaillé tant par la faim que par la soif il reste ainsi, sans jamais pouvoir en mourir.
Au final, c’est la souffrance d’un désir, d’un souhait permanent, de tentatives ratées. Ce supplice, le miens, c'est cette volonté de toucher du doigt le secret du "Tout" comme l’appelle Jean d’Ormesson. Un "Tout" dont on sent la douce haleine mais qui recule d'un pas à chaque tentative d'approche.
"Avant le tout, il n'y avait rien. Après le tout, qu'y aura-t-il ? (…) Que serait les hommes sans le tout ? rien du tout. Ils n'existeraient même pas puisqu'ils sont comme une fleur et un fruit du tout. Nous sommes un très petit, un minuscule fragment du tout. Mais que serait le tout sans les hommes ?"
L'histoire de toute une histoire...




