mercredi 20 janvier 2010

La musique



Victor Hugo a dit, « la musique, c’est du bruit qui pense ». Que dire de plus ? Qui ne s’est jamais senti plus léger après avoir écouté un morceau de musique, ou qui ne s’est jamais senti galvanisé par une chanson ? La musique a cela de fort qu’elle est une pauissance invisible. Réel exutoire, elle porte par la vibration de ses notes tout le monde. Personne n’est insensible à un piano qui prend vie grâce aux doigts d’un homme, d’une femme. Simplement parce que c’est du « bruit » qui « pense », du « bruit » qui vit, qui a de l’émotion, qui met en exergue chaque partie infime de notre être et qui amplifie l’intensité de nos sentiments. Bons, ou mauvais. On ressent, et on ne peut mettre des mots sur ce que l’on sent à l’intérieur. C’est de la mélancolie, de l’espièglerie, de la joie, de la tristesse… La musique, elle, met de l’émotion sur ces choses là, celle que l’on ne peut expliciter mais qui sont pourtant là. C’est comme si, tout d’un coup, tout se mettait en place en nous, comme si, par un enchantement vibratoire, toute notre personne s’alignait avec chaque son. Comme si, notre corps et tout ce qui le compose (dont l’âme, pour ceux qui y croit) vibraient en phase. Tout est en ordre. Tout est enfin en ordre. Mais pour la durée que dure la mélodie.

La musique, outre ce bruit qui pense, c’est aussi une pensée profonde qui palpite, qui frémie, qui secoue, qui fait frissonner. La musique, c'est tout cela à la fois.