mardi 19 janvier 2010

Ecrire pour écrire..?


Ah la belle affaire ! Écrire ! On dit qu’« il faut un style, une patte, une griffe, une signature ». Baliverne ! Ce n’est pas le style qui prime mais la vie que l’on trouve dans le minuscule morceau de texte produit, ou l’histoire de 200 pages. S’il faut obligatoirement un style pour écrire, alors ce n’est plus une histoire que l’on fait, mais un exercice de style. Si le style l’emporte sur la vie, à quoi bon écrire ? Alors oui, l’émotion, la vie que l’on traduit par les mots, l’agencement des lettres, la cadences des phrases, tout cela créé un style. Mais au fond, n’est-t-il pas plus plaisant de laisser courir la plume sur le papier ou les doigts sur clavier sans penser à tout cela ? N’est-il pas plus plaisant d’abaisser les barrières de l’esprit et d’ouvrir le robinet des mots, sans savoir comment on va commencer, ni comment on va terminer ?

Et puis, en y réfléchissant, beaucoup écrivent pour s’entendre parler. Dans un pur but narcissique, égocentrique, de prétention, d’égoïsme. Si ça peut les aider, certes. Dans tous les cas ce n’est visiblement pas suffisant pour écrire quelque chose d’intéressant. L’écriture est faite aussi et surtout pour honorer et louer ce qui fait que nous sommes tous ici : La vie. Consciemment, ou non. Pas seulement l’acte de vivre, mais le tout. Voilà une belle pensée idiote et idéaliste et qui en fera sourire certains. Peu importe.

Entre utopisme, contemplation, rêves d’ailleurs, et action, la limite est bien mince.