mercredi 20 janvier 2010

"Tu as tort, un fois de plus !"



C'est en y réfléchissant bien que l'on comprend que les problèmes, quels qu'ils soient, naissent d'une mauvaise communication. Deux personnes se parlent, ne se comprennent pas, et c'est un sacré noeud gordien qui se met en place. Souvent, ce sont les points de vue divergents qui crééent le décalage. Chacun étant persuadé de sa bonne foi. Noeud gordien oblige, le "truc", pour apaiser les tentions, serait de trancher le tout par un grand coup d'épée salvateur. Mais dans la "vraie" vie, ce n'est jamais le cas. La situation s'aggrave, s'envenime, pourrie et fini par exploser d'une manière ou d'une autre. L'humain, en tant qu'être doté d'une personnalité, d'une sensibilité propre, se laisse emporter par ses émotions. "De toute façon, c'est lui qui a tort ! Une fois de plus. Il ne veut rien comprendre" se targe-t-il alors de dire. Il s'enferme, le dialogue est rompu. La situation stagne. Un sentiment de malaise flotte dans l'air sans pour autant vraiment le saisir ni le sentir dans sa totalité. L'amour que l'on peut éprouver pour l'autre personne peut être présent, mais on préfère "bouder". L'enfant qui est en nous prend alors place. Avouons qu'il est toujours plus facile de laisser surgir en nous cette part d'ignorance, de naïveté que l'on regrette tant et que l'on regarde, avec nostalgie, prendre le contrôle de notre être. Nous, adultes (jeunes ou non).

Et puis, si l'on se pose en observateur de la scène tragi-comique qui se joue malgré nous (presque), on comprend vite que cette réaction excessive n'est qu'une manière de dire "j'aime pas quand ça se passe comme ça, j'ai pas envie de m'engueuler avec toi au fond".

Parce qu'au fond, oui, personne n'a raison et personne n'a tort. Sortir de ses carcans réducteurs fondés sur la fierté tout en élevant notre niveau d'empathie, voilà une des pistes à la résolution de maints problèmes.