
"Tout se réduit en somme au désir et à l'absence de désir. Le reste est nuance."
Le plus difficile pour certains est indéniablement le fait de sentir le manque envahir son corps. Le manque d'un objet, d'un lieu, d'une sensation, d'une odeur, d'un bruit, de tout ce qui peut exister. Le plus dur, est certainement le manque d'une personne. Qui peut résister à l'appel de ce désir, de cette privation que l'on voudrait faire cesser, de cette souffrance que l'on voudrait faire disparaître et qui, lorsque l'on y arrive, s'empresse de renaître ? Mais allez ! Un peu d'espoir ! Si on est fait pour ressentir cette sensation, il doit bien y avoir une raison. Peut-être est-ce simplement pour que, le jour ou ce manque s'efface, l'on puisse enfin sentir cette vigueur, cette joie, cette exaltation pure, cette euphorie indescriptible inonder notre être. Ou peut-être pas.
Sommes-nous ainsi condamnés au désir, à la privation ? Désirons-nous quelque chose simplement parce que notre esprit l'idéalise ? Nous tous, certain que le but tant rêvé puisse rendre notre vie meilleure, chacun dans sa propre recherche du bonheur (une forme d'idéal de notre imagination en somme) et de sérénité (une utopie, tout comme le bonheur) ?
Au fond, l'inaccessibilité de ces deux états ne reflètent-ils pas notre erreur dans la perception de notre monde et dans son idéalisation ?
Tant de questions pour si peu de réponses...